Memoire du Faucon

Plumes, vent, oiseaux, montagnes, brouillard, forets, chansons, encre, crayon, imagination, ocean, melodie, livres, farfadet, esprit, cornemuse, flute de pan, cactus, bateau, rire, horizon, vie... Que chantent les mots!

20 mars 2008

Portraits 3

Le dernier ... Et non le moindre... (bisoux maitre nanouille^^)

Elo...

Elodie c'est un peu comme ce vent léger qui caresse la nuque au coucher du soleil. Un vent qui vient de loin, qui ne fait que passer. Détenteur de secrets, de trésors, ami d'une multitude d'horizons. Lourd, si lourd de sentiments qu'il semble pleurer tout en vous poussant vers l'avant, vers l'avenir.
Un vent qui murmure que tout va bien, qui s'engouffre dans les voiles et y raconte ses voyages, son savoir et, de ce fait, emporte un peu de votre esprit dans son sillage... Ce vent qui, lorsqu'on ferme les yeux, entre profondément en vous et vous fait étrangement sourire.
Il est la respiration, le souffle même de la terre qu'il chéri et qu'il berce chaque soir. Un vent qui ne touche que très rarement le sol, qui rejoint les étoiles des que pointe l'aurore.

Et tu aimes, et tu aimes...

Si on t'écoute attentivement ce sont des voix caverneuses que l'on entend, graves, profondes, comme un millier de sages qui chanteraient la vie, au milieu desquelles un murmure plus aigu, plus féminin chanterait l'Amour. Mais dis moi, ô grand vent du coucher, es-tu entrain de pleurer ou d'espérer.... ? Jamais plainte n'a parut plus douce a nos oreilles, comme le souffle du guerrier pacifique qui déserte la bataille et qui porte le deuil de la folie de ses frères... Toi qui refuse de te battre, qui souhaite donner sa chance a chacun d'entre nous, quel est ton rêve le plus secret, celui qui ne concerne que toi ?.... Etre de nouveau libre n'est ce pas ?...Retourner, le cœur allégé de chagrins qui ne sont pas les siens, en direction de ces contrées que tu avais jadis conquis par l'esprit... Un esprit vivace, bien qu'un peu timide... Libère le, accorde toi le droit de ne penser
qu'a toi... Ne serais-ce qu'une seul fois...
Fais attention a cet avenir vers lequel tu nous pousse, il ne faudrait pas que tu oublis toi-même de t'y rendre. Ne te contente pas d'aimer pour vivre, certains n'hésiteront pas a te haïr... Non pas que tu leur auras fait du tort, la grandeur de ta force seulement leur fera peur...
Ton alliée est incontestablement la vague impératrice, elle qui ne s'attarde a pleuré les autres mais qui les entraîne a sa suite. Son détachement t'apaise et te rassure. La vague t'aide à aller droit au but, elle t'interdira de t'égarer en route. Vos différences vous lient de façon imperceptible l'un a l'autre : elle attachée a son monde, toi venu du plus haut ciel... Elle suivra tes humeurs et cela t'enivrera...
Le feu est ton plus fervent admirateur... Tu ne comprendra pas toujours ses réactions, cela va de soit, et vos rapports seront bien souvent électriques. L'arrogance de son rang lui interdira de te reconnaître plus puissant qu'il ne le sera jamais, plus sage et plus influant, mais, dans la bataille, lui a tes cotés, le monde t'es offert....
Les vents plus jeunes, les plus puissants, les plus anciens, ceux que l'on craint, ou encore ceux qui ne se réveillent qu'une fois l'an t'écouteront tous comme le plus sage d'entre vous, tu en sais plus qu'eux sur la confiance qui lit les gens entre eux...
Fort de ta patience et de ta compréhension, de ton savoir, prend tout de même garde à ton amour que l'on retournera volontiers contre toi....

Posté par Lady Gyr à 12:14 - L'equipage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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