18 mars 2008
Eh Ju'
Le bois des Rois… Où les lucioles ont des airs d’étoiles filante…
Eh Ju’…
Les grands rois de ma tête, ceux qui n’existent que dans le brouillard de l’imagination, qui ordonnent à l’aurore et chuchotent aux étoiles ont un peu la même saveur que toi. Ils disparaissent quand vient l’heure d’allumer l’espoir et de refaire le monde. Ils aspirent au meilleur quand leurs esprits étouffent du pire… Mais au fond, à l’endroit ou le murmure de l’âme se fait respiration, ils y croient. Ils ne disent rien, se contentant de voir sans écouter, d’apprendre sans comprendre et de rêver. Rêver d’illusions, de mirages trompeurs qui les perdraient outre raison, qui leur interdirait de réfléchir, les éloignant ainsi d’une réalité qu’ils craignent plus qu’ils ne connaissent. Les grands rois de ma tête, eh Ju’, règnent en conquérant sur l’immensité de l’éternel…
Tu es un peu comme eux, cœur de lion caché dans la poitrine du chacal. Tu vas, tu viens, roi d’un pays que tu refuses. Et je te suis, parce que de nous deux, celui qui brille le plus, c’est toi…
J’ai voulu t’approcher, trouver la lueur du secret dans l’obscurité de l’apparence. Car vois tu, Lupus, c’est souvent lorsque l’on se cache qu’on possède le plus riche trésor. Je ne m’étais pas trompée. L’or du revers resplendit des couleurs de ces crépuscules d’été ou l’orange, l’ocre et le rose croisent une myriade de bleu, de sombre et d’argenté à la limite du ciel et de la terre… Et l’impression de ce ballet qui meurt chaque fois que tu te perds dans la colère réveille en moi une envie incommensurable de durer à jamais…
Je croyais autrefois qu’aimer la vie signifiait avoir confiance en demain, mais aujourd’hui, mon roi, demain n’existe plus. Il a disparu comme chaque minute que le temps écoule depuis que j’ai croisé ta route. Je meurs chaque soir, renaît avec l’aube. La vie est un long recommencement ou repartir a zéro signifie se re-découvrir… Demain n’est plus la suite d’hier mais une nouvel aujourd’hui…. J’ai trouvé qui j’étais à l’orée de ta porte, j’ai compris que chaque jour nous changeait et que ce que l’on redoutait la veille pouvait s’affronter sans peur le lendemain…
Tu sais, j’ai cru un instant que le destin nous forgeait, que notre identité, fixe, nous collait à l’esprit… Mais il ne te connaît pas et ne te comprendra jamais. Tu lui échappes…
Apprends moi, Eh Ju’, à ne plus jamais me perdre. Guide moi au delà du réel. Reste. Et si, par malheur, mon cœur trop bavard t’effrayait sache que si ma tête est une sournoise, lui, ne ment jamais…
Il se peut que nos promesses prennent le vent comme l’oublie gagne l’océan. Tant mieux mon loup, suivons les. Perdons nous, retrouvons nous. Je n’aurais de cesse d’être tant que tu existes. Et si, au hasard de la vie, nous venions a rendre les armes, trop faibles, je jure sur les légendes qui peuplent le monde de me battre jusqu’au tout dernier mot, jusqu’au tout dernier battement… Parce que « je » n’a d’essence sans « tu » et que « tu » es de ces rêves qui marque a tout jamais…
« Tu le vois bien Julien
Je n'ai même pas de liens,
A mettre à tes poignets,
A quoi bon, s'échapper.
Je n'ai plus de larmes
Je n'ai plus aucune arme,
Pourquoi as-tu si peur ?
Viens donc plutôt contre mon coeur. »
« Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange mon ange »….
Commentaires
Fastueux ou Fastidieux ?
Ce qui me chagrine c'est le triste destin que tu réserves aux choses ordinaires dans tout ce que tu écris... Pourtant, comme le prolétaire représente la majorité d'un peuple, la banalité occupe la première place de notre existence ; les princes, les princesses et leurs contes de fées ne sont pas monnaie courante et sont souvent loin d'être à la hauteur de leur réputation... Non ?
reponse
Maintenant que tu le dis c'est vrai, je me rend compte que l'ordinaire n'a pas vraiment sa place dans ce que j'ecris. C'est certainement une des raisons qui font que je trouve que ma façon d'ecrire manque de maturité...
Pour ma defence quand meme les trois derniers articles font partie de la cathegorie: le bois des rois. Je parle donc de rois, de princes et de princesses comme tu dis. Les trois poemes appartiennent tous au meme univers et se ressemblent donc.
C'est le coté le plus gamin de mes 26 moi(s)^^
En revenche, merci de ta remarque, elle ne peut que m'aider.
Grands Dieux, Lala...
De quel manque de maturité parles-tu ?
C'est de plus en plus beau, ce que tu écris...
Celui qui brille le plus c'est lui?
Briller, quel en est la définition? C'est de faire briller les gens autour de toi avec non? C'est d'être heureux et d'avoir cette capacité merveilleuse et rendre ceux qui t'entourent heureux aussi? Alors, julien n'a pas cette capacité. Tu brilles plus que lui, même si tu ne le crois pas.
Pour etre heureux, Lala, il faut le vouloir. N'oublies pas...
Oui, pour etre heureux il faut le vouloir. Mais je crois que tu t'es brulé les ailes a trop volé près de sa flamme. Maintenant, il faut que tu panse tes blessures, afin de reprendre ton envol
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