Memoire du Faucon

11 mai 2008

Rien a dire

Ce soir j'ai pas grand chose a dire...
C'est simplement silencieux. Le vent est calme, j'ai le coeur reposé. Aujourd'hui j'ai vu l'ocean. J'ai senti l'odeur du sel et des algues se répendre dans mes veines a mesure que je respirais. J'etais chez moi, sans autre frontiere que celles que l'ont s'impose... J'ai ecouté le murmure rauque des vagues, les yeux perdus quelque part entre le ciel et la mer, a l'endroit ou on oublie ce que veulent dire puissance et faiblesse, a l'endroit ou on a plus rien a prouver et, pour la premire fois depuis longtemps, je me suis retrouvée...

Je m'appelle Charlotte, je vais avoir 20 ans.
J'ai des cheveux chatuns sans cesse ebouriffés et des yeux tanto clairs tanto sombres.
J'ai rien de bien interressant a raconter mais toujours quelque chose a dire.
Je ne suis absolument par organisée et bien souvent je parle au rythme des idées qui me traversent l'esprit. Autant dire que c'est un joyeux bordel.
Il y a des fois ou j'oublie ce que veut dire "humilité" et a d'autres moments j'ignore le sens de "confiance en soi".
Je ne suis jamais sur d'avoir raison mais je maintiens le contraire.
Je ne supporte pas de ne pas voir le ciel, d'avoir l'impression d'etre enfermée, enchainée, de ne pas bouvoir aller et venir a ma guise. En generale je fais des crises d'angoisses si ça arrive et c'est pas beau a voir.
Euh... je passe mon temps aux toilettes, je dois avoir la plus petite vessie de la creation.
Je peux durant de longs moments jouer avec une camera ou un appareil photo, j'adore les images (surtout les jeux de lumiere).
Courir comme une deratée dans les champs, dans la foret avec des animaux et la seule veritable ivresse que je connaisse et, honnetement, elle me suffit...
J'rigole pour rien, certaine fois simplement parce que j'aime ça et que ça me rassure.
Je me trouve la plupart du temps pathetique et suis la premiere a me moquer de moi.
Ca arrive que je ne me prenne pas pour n'importe qui (rarement) et que je me mette a donner des leçons d'un peut tout et n'importe quoi... Apres, quand j'y repense, je suis morte de rire, j'me dis que je viens de naitre et que je ferais mieux de fermer ma grande bouche^^.
Et puis je n'aime pas voir pleurer les gens. C'est plus fort que moi, meme les cons. La plupart du temps j'dis rien, je fais comme si je ne voyais pas (je ne sais pas gerer les larmes) et puis quand ça va mieux je vais raconter une petite vanne, histoire de faire sourire, de rappeller que je suis la...
Je suis pathologiquement timide, meme si ça ne se voit pas (j'vous jure) et j'arrive difficilement a prendre sur moi.
D'emblée j'aime bien tout le monde et ne deteste jamais longtemps.
J'crois que je suis quand meme assez baratineuse et je pense que c'est mon plus gros defauts. Je travail dessus.
J'adore le canard, j'en mangerais a toute les sauces.
J'peux passer des heures a bouquiner, ne plus manger, ne plus dormir a cause d'un roman et ne plus rien lire pendant deux mois.
Je ne decide pratiquement jamais de rien a l'avance, j'arrive pas a prevoir. J'aime pas, ça me fait flipper.
J'ai tendance a me mordre les ongles sans les ronger et je ne sais absolument pas me mettre du verni correctement. Du coup j'en mets pas.
J'ai horreur de ranger ma chambre trop souvent, ça fait criser mes parents...
Et pour finir j'ai été amoureuse pour la premiere fois a 19 et demi. Ca a été tres tres fort, platonique, comme un reve... Mais c'etait juste un reve, lui j'crois qu'il m'aimait pas. Balot hein? Huhuhu. Puis j'ai changer de cap et, a ma grande surprise, j'ai presque pas eu mal. L'amour a de drole d'effets sur moi. Je dois etre genetiquement inapte aux sentiments.

Voila, je me suis rappellée de tout ça. C'est pas grand chose "tout ça", y'a rien d'extraordinaire. Mais aujourd'hui, au bord de la mer, en courant plus vite que les vagues avec Locks et le Malin pour ne pas avoir les pieds mouillés, j'ai compris que j'avais tendance a me perdre de vue, a filer droit devant en rangeant tout ce que je suis dans un sac, en mettant un masque comme si, pour une raison etrange, je me reniais. Allez savoir pourquoi... Peu importe que je sois banale ou hors norme, relou ou plaisante, Belle ou laide comme une racine de mandragore: Y'a les mouettes dans ma tete, le vent dans mon dos, le ressac dans ma poitrine... Je suis une gamine. Je ne sais rien sinon que je ne sais pas. Et je ne serais plus jamais mon propre fardeau. Na! C'est philosantroporschmelfique mais au moins, je l'ecris!

Putain... Ce que j'aime l'ocean... 

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30 avril 2008

Ca me gave les titres

Il fait pas bon vivre du coté de chez moi en ce moment. C'est la tempete en mer. Il y a un ouragan de colere, de revolte, de protestations. Je comprend pas. je comprend plus.

http://fr.youtube.com/watch?v=hQIeYfNSVIg

"On a placé la France
Sous vidéo surveillance
Kidnappé l'insouciance
Entre les barreaux de la méfiance

Regards fuyants, sourires éteints
La peur de l'autre au quotidien
On est plus sauvages que des chiens
A quoi va ressembler demain ?

Si pour être en sécurité
Il faut fermer son coeur à clef
J'préfère cent fois me faire plomber
Comme un oiseau en liberté
Plutôt que de vivre planqué
Comme, comme, comme le cafard sous un évier

On a plongé la France
Dans la bêtise et l'ignorance
Etouffé l'intelligence
Sous les dossiers de la finance
Cerveaux branchés sur la télé
Nos idées sont téléguidées
Même les enfants sont abrutis
Qui va censurer la connerie ?

Si pour être quelqu'un de censé
Il faut mettre sa tête aux normes
J'préfère cent fois être cinglé
Comme la tempête, le vent, la marée
Plutôt que d'être sans intérêt
Comme, comme, comme un ciel triste et tempéré

On a connu en France
L'insurrection, la résistance
Reste aujourd'hui la bonne conscience
Grâce aux oeuvres de bienfaisance
On est rangés et bien pensants
Charitables de temps en temps
Le monde peut baigner dans le sang
La police protège nos enfants

Les voitures crament dans les banlieues
Les braves gens trouvent ça scandaleux
C'est pourtant la règle du jeu
Qui sème la haine récolte le feu

Si pour être civilisé
Il faut mettre sa vie en cage
J'préfère cent fois être un sauvage
Au risque d'attraper la rage
Que d'être sage comme une image
Je, je, je n'veux pas jaunir avant l'âge

Alors écoute ça : Not' civilisation ne cesse de s'enfoncer
Matériels uniquement sont les progrès
Les richesses humaines en bourse ne sont pas cotées
Méprisées, gaspillées depuis tant d'années

L'exemple Américain partout s'est imposé
Mais sur la route du Paradis le diable peut-il nous guider
Le monde qui s'construit auprès des studios Disney
Apocalypse Now serait plus approprié Espérer me semble de plus en plus dur
Tant j'ai l'impression qu'on fonçe direct dans le mur
Pour dire vite, et pour conclure
J'ai vraiment peur pour notre futur ..."

Ca resume bien ce que je pense. Pays de merde. Gens de merde. Gouvernement a la con. Etat d'esprit pourri... On est censé s'y faire? Attendez, ça veut dire qu'on abandonne? C'est tout? C'est comme ça et on y peut rien? Pas valable! J'men tappe... Moi, d'abord, et bein je changerais le monde. na!
Allez v'nez mes pirates, meme si on est fatigués, nous on a pas peur! On va leur faire voir.

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16 avril 2008

La legende.

Des embrouilles… Je n’en avais jamais autant eu depuis que je suis née. Vous savez, ces embrouilles puériles ou tout le monde s’envoie magnifiquement chier. Ces disputes presque risibles quand on y repense. Jamais. Depuis 19 ans, presque aucune. Mais c’est marrant, au moins comme ça je réalise que je suis fortement et aisément capable de balancer du vitriole a la tronche des gens. Merci qui ? J’aurais envie de dire : « Ju » mais non, je serais de mauvaise fois. Merci moi. J’ai toujours été comme ça. Sauf qu’aujourd’hui j’analyse et je comprends ce qu’il voulait dire. Le pire ? Je ne regrette rien. A quoi bon s’excuser ? Ce serait de la cendre, du vent. Non, je n’ai pas franchement de remords même si je mens un peu lorsque je fais cela. Je capte pas a quoi ça m’avance. C’est vrai, pourquoi faire mal simplement dans cet unique but, le reconnaître ensuite et ne pas souhaiter ma mort sur un bûcher pour abattre l’horrible monstre que je suis ? Parce que, dans le fond, je peux parfaitement vivre sans les gens qui sont victimes de ces pathétique pétages de câbles. Non, je ne dis pas que je peux les oublier d’un claquement de doigt mais penser à eux en tant qu’absents ne me gênera pas le moins du monde. C’est triste, cruel même mais il faut faire avec… Finalement je ne suis pas un ange. C‘est con. Pas d’auréole, pas de belles ailles blanches, pas d’amour intarissable à distribuer au monde entier. Merde. C’est fou ce que je me sens conne sans ma lyre et ma grande toge. Mère Teresa serait-elle en réalité la marâtre de cendrillon déguisée ?... Désolée a ceux qui y ont cru, le cœur guimauve de Lala tient plus de la meringue. Sec… Cassant… Poussière. Dans l’absolue ce n’est pas plus mal remarque, au moins j’ai quand même un cœur. Bah ouais quoi, c’est déjà ça. Donc voila, le rideau tombe, le mythe s’effrite. Non, je ne me soucie pas de tout le monde. Bon, vous me direz, je ne suis pas spécialement méchante non plus mais il existe des personnes qui, malgré tout, m’indifférent joyeusement. J’ai beau me mentir, me coller un beau masque je reste une incroyable conasse mine de rien. Ma faute ? Certainement. Mais, honnêtement, je m’en contrefiche. Compter les œufs de puce sur le ventre de ma chienne serait de loin plus intéressant que de culpabiliser. Pour le moment en tout cas.

En outre, je n’ai pas peur que l’on me juge. Que ceux qui veulent baver bavent. Ce n’est pas moi qui commence les embrouilles, jamais. Apres, a ceux qui en subissent les conséquences d’assumer leurs conneries. Personnellement je ne leur aurais jamais balancé des horreurs s’ils n’étaient pas venus turlupiner ma paisible existence. Et oui, ça va au bout d’un moment, j’ai une tonne de choses a vivre et je n’ai guerre besoin d’eux moi. Qu’ils aillent parler de sentiments avec quelqu’un capable d’en éprouver pour eux…

J’imagine que vous allez me dire qu’à parler comme cela j’attirerais les foudres de ceux qui comptent également. Ben non. Ceux la je pense qu’ils savent que je me battrais toujours pour eux. En revanche si vous en doutez, c’est mauvais signe. C’est le moment de vous demandez si vous n’exigez pas trop de moi. Huhu. Comme je me la pette ! OSEF chacun mon tours d’abord ! J’ai aussi le droit d’être le mélange douteux d’un gremlins et du grand méchant loup. Cruelle, sanglante et merveilleusement indifférente. Le pied.

Voila, c’est tout ce que j’avais a dire et je me réjouis de l’avoir fait. J’espère que ce texte accélèrera la connection de certains neurones, notamment ceux d’individus parasite (ciel comme j’y vais !) et qu’ils prendront bien en note que je ne leur dois fichtrement rien, que, du coup, ils peuvent bien me tourner le dos, la vie, la mienne en tout cas, n’en sera pas affectée. Ils ne sont pas nombreux, soit, mais en nombre suffisant pour me causer des problèmes que je n’ai pas la patience de résoudre en adulte sage et réfléchie que je ne suis d’ailleurs visiblement pas.

Sur ces quelques mots je m’en vais faire un poker avec Tipikouze. Et j’espère bien gagner. Au pire je tricherais.

A bon entendeur, Salut.

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15 avril 2008

Priere

Etoiles du ciel écoutez ma prière,

Faites que son chemin se pare de lumière.

Veillez sur lui en gardiennes du monde

Car je ne peux l’approcher si je suis vagabonde.

Errante en des routes obscures, en des sentiers brumeux,

Je me perd et me trouve dans le brun de ses yeux.

Luciole de la nuit prête lui ta lueur,

Eloigne de son monde ces horizons de peurs.

Grandis avec lui, fait toi brasier d’espoir

Nourrit toi de moi et donne lui la gloire

D’être et d’avoir aussi souvent qu’il veut

D’aimer et de croire afin qu’il soit heureux.

Et si pour cela il faut brûler mon livre,

Puiser en mon sang l’énergie de vivre,

Etouffer l’histoire que j’écris chaque jour,

Jusqu'à mon dernier souffle m’assassiner d’amour,

Je ne dirais rien, je ne combattrais pas.

J’ai juré qu’à jamais il me trouverait là.

Derrière lui dans le noir, faucon protecteur

A veiller sur sa vie sans toucher à son cœur…

Lady Gyr.

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09 avril 2008

Mikounet Le Terrible...

Qu’est ce qu’on a le droit d’écrire sur quelqu’un dont on ne sait presque rien ? Qu’est ce qu’on peut en dire ? Fort peu de chose… Et pourtant, tu me croiras ou non, j’ai l’impression de pouvoir tenir une longue conversation dont tu serais le sujet.

Mouais… Etrange….

Depuis combien de temps on se parle ? 3 petites semaines… Même pas un mois, Mike, juste trois toutes petites semaines. Pas de quoi defiler dans la rue avec des trompettes, hein. 3 Fois sept jours, c’est pas grand-chose, vraiment rien. Un petit bout de vie qui s’efface de la mémoire, un éclat de temps, c’est tout. Et qu’est ce que je sais de toi ? Ni la couleur de tes yeux, ni la manière dont tu souris, pas plus que la façon dont tu marches ainsi que ton regard… Je ne t’ai jamais entendu franchement rigoler, je ne sais pas a quoi ressemble tes silences… Mais je sais que tu aimes le rouge et tout  particulièrement lorsqu’il s’étale sur les joues de ta princesse^^. J’arrive à appréhender la façon dont tu vas prononcer un mot, je connais ton accent par cœur. Je sais qu’on te touche au cœur plus vite que tu ne le voudrais, que tu aimes regarder les étoiles. Je vois la façon discrète, peut-être même inconsciente, dont tu protéges les tiens. Je constate que tu attendris tout le monde, que tu as réussi à faire sourire Sandy simplement a travers ce que je lui racontais de toi… Je sais que tu aimes rire pour ce simple fait, que tu écoutes presque les mêmes chansons que moi (presque^^). Je sais que ton prof de français a créé une maison d’édition hermaphrodite (huhu) et qu’il fait de la philo en cours. Je sais que ton chat porte le nom d’une souris, que tu ne supportes pas qu’on s’en moque. Je sais que tu es fière de ta chère Rosière… Parait aussi que t’es timide, que tu ne parles pas beaucoup (euh… ?). Je sais que quand je pars en délire toute seule si  tu ne me suis pas tu vas dire : « Ok… » en te marrant l’air de dire « L’est tarée ». Je sais que tu aimes très fort ta princesse, que tu voudrais qu’on te la donne chaque fois que tu la veux a coté de toi (autant dire : tout le temps ). Je sais que tu ne supportes pas qu’on te prenne pour un gamin, que tu n’aimes pas que je t’appelle : « Mikounet » mais qu’au final tu ne te plains pas tant que ça… Je saisJe sais qu’il arrive des mésaventures à ta sœur lorsqu’elle va aux toilettes, que tu es persuadé que c’est Era qui chante « Ademius » malgré que je soutienne le contraire. Je sais ô combien tu aimes me faire enrager même si tu n’y arrives pas toujours. Je sais que tu n’arrives pas a faire la tête, je sais que lorsque tu es de bonne humeur tu casses a mort (notamment moi -_-), je sais que lorsque tu es triste tu n’écoutes plus vraiment ce qu’on te dis. Je sais que tu as mal au ventre 22 fois par semaine et que tu prend des cachets pour le malokrane^^… Je sais aussi que la fois ou je t’ai demandé de m’envoyer de la neige il a neigé le lendemain, qu'a deux reprises  ce dont on parlait la veille a eu un écho le jour d'apres (par forcement pour le meilleur…Donc va falloir qu’on fasse gaffe ace qu'on dit hein !)

Et je sais que sans toi rien ne se serait passé de la même façon.

C'est vrai, est-ce que je serais parvenu à claquer la porte si je n’avais pas eu tes yeux pour le surveiller ? Est-ce que je serais aussi neutre si je ne t’avais pas pour en plaisanter ? J’pense pas…

Parce qu’au final en partant c’est toi qu’il m’a laissé. Toi, ta bonne humeur, ton accent de malade, ta façon de rentrer dans mon jeu, des heures au téléphone, tes « ralations » (comme dirait Sandy), Ton univers tout entier… Léger, sans prise de tête, comme si on s’était croisé au détour d’une rue et qu’on avait bien rigolé. Juste ça… Rien de plus, rien de moins. Du coup c’est marrant, j’ai l’impression de pouvoir tout te raconter sans risque…

Parce que tu fonctionnes un peu comme moi aussi. Hop, j’me fait chier j’appelle quelqu’un. Et bla et bla et bla... Même que dans les coups durs bein on arrive aussi à téléphoner... Euh... meme si on ne dit pas grand chose. On écoute au moins, on parlotte et on se dit que c’est la vie, simplement la vie… Un peu comme ce fameux dimanche soir où je te sentais loooooin et que ça m’a fait mal a coeur… Ce soir la je t’ai eu au bout du fil sans savoir trop quoi dire, alors j’ai raconté des bêtises qui ne t’ont même pas fait rire. Ya juste une fois ou tu m’as dit : « tu viens de me faire esquisser un sourire »… Et c’était déjà trop bien^^. Mais j’aurais pu en raconter indéfiniment tu sais ? Parce que Mikounet ça ne rime pas avec chagrin dans ma tête….. C'est vrai...

Et parce que j’ai plus de bons souvenirs avec toi en trois semaines qu’avec lui en 4 mois. Etrange… Mais je m’y fais. Parce que ça me fait du bien de savoir qu’il connaît quelqu’un comme toi et…. parce que…. putain que ça m’éclate de te flooder !…

Et puis aussi parce que je t’aime bien, mine de rien, Mikounet…

Alors, y’avait rien a dire hein ?

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27 mars 2008

Me revoila!

Un mega, maxi coup de gueule !!!!!!

Hey, les gens, ça y est c’est fini, je suis libre ! Bon d’accord ça va faire mal les premiers temps parce que lorsqu’on décide d’en finir il faut en finir complètement. Le cœur a tendance a ignorer ce que dit la tête mais cette fois rien a en jeter ! Je me barreuh ! Apres tout n’ai-je pas toujours dit que mon cœur appartenait au ciel ? Bon euh… pas dans le sens « fervente servante de Dieu » hein ! Au ciel, a l’infini, au vent, a l’horizon, a la liberté… Et bien cette fois, j’y retourne. Gerfaut réclame ses droits, il me ramène là haut entre ses serres et j’en suis fort aise. Le Faucon Blanc n’est pas mort en fin de compte… Mon vieux et vaillant Beware-Cactus va probablement reprendre la mer d’ici peu et mon esprit, au début blessé et enchaîné finira bien par se retrouver. C’est toujours comme ça que ça se passe, pas vrai ? Il n’y a pas de raison que le mode d’emploie de l’amour soit différent avec moi ! A ceci près que je ne l’oublierais pas, jamais. Les premiers amours sont les plus coriaces, dit-on, et celui-ci a bien manqué d’avoir raison de moi. Et bah non euh ! Ca ne prend pas ! Tralalalalala.

*Moment de pure victoire*

J’ai réussi, je lui ai dit « au revoir ». Espérons seulement que je tiendrais bon. Et si ce n’est pas le cas je demande a ceux qui en ont le pouvoir de me remettre dans le droit chemin avec un bon coup de pied dans mon derrière de farfadet. Merci.

Raaaaah c’est bon d’avoir fait un choix, enfin ! Je sais où je vais de nouveau. Et, bizarrement, j’ai l’impression que les choses agréables de ma vie me reviennent toutes à la tronche en même temps. A force de ne penser qu’a lui je m’étais oubliée… Je pense a un grosse lionne toute pimpante qu’on va bientôt accueillir, a l’île de Jersey, aux bretonnox que nous allons retrouver le 8 Mai (Sandy bouge toi les fesses et viens tepléééééé), a cet été : l’Aveyron et l’Aude (mes deux régions coup de coeur avec la Bretagne)…

Le soleil qu’il fait dehors, au coq que j’entend chanter dehors, à Ganja qui doit probablement enquiquiner Salakis et au chant polyphonique qui hurle dans mes oreilles, il me parle de la corse… Alors même si quand je pense a lui quelque chose se resserre et pleure en moi et bien je continue de croire que ce n’est pas la fin du monde… Il reste des champs de lavandes dans le sud, des arbres centenaires dans la foret de Brocéliande, des petits coquillages jaunes étranges sur le bord de mer, des fous rires incontrôlés et des étoiles pleins le ciel… Oui il reste tout ça… Et tout ça, c’est fondamentalement le principal !

Il est temps pour moi d’abandonner cette cage dans laquelle je m’étais enfermée. Goûter de nouveau a ce que je suis. Recommencer a imaginer sans qu’il n’apparaissent dans chacun de mes rêves. Ré-ouvrir les yeux, voir que la vie sans lui reste ce a quoi je tiens le plus au monde…. Je le dois, je le veux !

Que l’amour est bête quand il se fait destructeur, que le cœur est idiot de se laisser détruire.

Mais je ne suis pas de celles qui se laissent tuer. Non ! Non, non, non ! Je suis de celles qui vivent et qui vivront toujours ! Na ! Je suis indestructible… Et vous savez quoi ? En plus… j’y crois !

Avel et Mor peuvent bien continuer a s’aimer de cet amour interdit, je ne leur jetterais pas la pierre mais je ne les écouterais plus. Ils finiront par se lasser de trop pleurer….

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20 mars 2008

Portraits 3

Le dernier ... Et non le moindre... (bisoux maitre nanouille^^)

Elo...

Elodie c'est un peu comme ce vent léger qui caresse la nuque au coucher du soleil. Un vent qui vient de loin, qui ne fait que passer. Détenteur de secrets, de trésors, ami d'une multitude d'horizons. Lourd, si lourd de sentiments qu'il semble pleurer tout en vous poussant vers l'avant, vers l'avenir.
Un vent qui murmure que tout va bien, qui s'engouffre dans les voiles et y raconte ses voyages, son savoir et, de ce fait, emporte un peu de votre esprit dans son sillage... Ce vent qui, lorsqu'on ferme les yeux, entre profondément en vous et vous fait étrangement sourire.
Il est la respiration, le souffle même de la terre qu'il chéri et qu'il berce chaque soir. Un vent qui ne touche que très rarement le sol, qui rejoint les étoiles des que pointe l'aurore.

Et tu aimes, et tu aimes...

Si on t'écoute attentivement ce sont des voix caverneuses que l'on entend, graves, profondes, comme un millier de sages qui chanteraient la vie, au milieu desquelles un murmure plus aigu, plus féminin chanterait l'Amour. Mais dis moi, ô grand vent du coucher, es-tu entrain de pleurer ou d'espérer.... ? Jamais plainte n'a parut plus douce a nos oreilles, comme le souffle du guerrier pacifique qui déserte la bataille et qui porte le deuil de la folie de ses frères... Toi qui refuse de te battre, qui souhaite donner sa chance a chacun d'entre nous, quel est ton rêve le plus secret, celui qui ne concerne que toi ?.... Etre de nouveau libre n'est ce pas ?...Retourner, le cœur allégé de chagrins qui ne sont pas les siens, en direction de ces contrées que tu avais jadis conquis par l'esprit... Un esprit vivace, bien qu'un peu timide... Libère le, accorde toi le droit de ne penser
qu'a toi... Ne serais-ce qu'une seul fois...
Fais attention a cet avenir vers lequel tu nous pousse, il ne faudrait pas que tu oublis toi-même de t'y rendre. Ne te contente pas d'aimer pour vivre, certains n'hésiteront pas a te haïr... Non pas que tu leur auras fait du tort, la grandeur de ta force seulement leur fera peur...
Ton alliée est incontestablement la vague impératrice, elle qui ne s'attarde a pleuré les autres mais qui les entraîne a sa suite. Son détachement t'apaise et te rassure. La vague t'aide à aller droit au but, elle t'interdira de t'égarer en route. Vos différences vous lient de façon imperceptible l'un a l'autre : elle attachée a son monde, toi venu du plus haut ciel... Elle suivra tes humeurs et cela t'enivrera...
Le feu est ton plus fervent admirateur... Tu ne comprendra pas toujours ses réactions, cela va de soit, et vos rapports seront bien souvent électriques. L'arrogance de son rang lui interdira de te reconnaître plus puissant qu'il ne le sera jamais, plus sage et plus influant, mais, dans la bataille, lui a tes cotés, le monde t'es offert....
Les vents plus jeunes, les plus puissants, les plus anciens, ceux que l'on craint, ou encore ceux qui ne se réveillent qu'une fois l'an t'écouteront tous comme le plus sage d'entre vous, tu en sais plus qu'eux sur la confiance qui lit les gens entre eux...
Fort de ta patience et de ta compréhension, de ton savoir, prend tout de même garde à ton amour que l'on retournera volontiers contre toi....

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Portraits 2

Euh... Celui ci se revele desormais totalement inexacte car le jeune homme en question m'apparait sous un jour fort different de celui decrit ici... Comme quoi... (en revenche il pourrait tout a fait correspondre à d'autres...)

Antho...

Anthony tu es de feu... Illusion blafarde des cheminées en quête de géants brasiers...Arrogante petite flamme, serpent venimeux de chaleur et de lumière...

Et tu rêves, et tu rêves...

Tu hypnotises Anthony, comme de petites étoiles tu nous offres des étincelles de poussières. Au moindre souffle de hasard soit tu te retires et ne laisse de toi qu'un petit tas de cendres et de souvenirs, soit tu brûles... Tu brûles si fort que tu marquerais le plus solide des cœur ... Ne dit-on pas que le feu craquelle la pierre ?
Tu fascines Anthony, comme une voix rassurante qui cacherait le rythme effrayant des tam-tams. On écoute le chant mais on entend les percussions. Et le corps en entier se met à vibrer au son de ta musique ensorcelante, comme un écho lointain de ce que nous avons été...
Tu hais qu'on te déteste n'est ce pas ? Tu voudrais tout consumer, tout avoir pour toi... Alors tu attaques avant que l'on te blesse. Tu ne te laisses jamais approcher, tu voudrais que l'on t'admire derrière une vitrine en ne te demandant rien en échange, qu'on ne puisse détacher nos yeux de ta lueur sans jamais réussir à la saisir... Les gens te craignent, petite flamme, comme un intrigant animal sauvage dont personne ne peut prévoir les réactions. Ils craignent tes humeurs, ont peur d'être blessés... Te laisseras tu donc un jour aimer ?
Prend garde à l'eau. Elle n'aura que faire de te comprendre et ne cherchera pas à te protéger. Elle aura toujours le dessus sur toi et t'anéantira d'un claquement de doigt...
Tu envies le vent. Il va ou il veut, décide de ce qu'il fait, voyage apprend et ne s'arrêtera jamais pour t'attendre. Tu voudras le suivre, comprendre pourquoi ton charme lui est indifférent, tu convoiteras sa liberté et il te semblera bien plus puissant que toi... Mais tu ne vas nulle part sans lui. Ecoute le...
Tu auras la terre. La seule que tu domines et que tu domineras toujours. Que tu l'attaques, la morde, la lacère et, parfois même, la détruise elle t'admirera toujours et te craindras tout autant... Elle t'aimera...
Tu es beau, arrogant, brillant et susceptible...

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Portraits

Voici une petite serie de portraits faite jadis... Tout trois sont membres de l'equipage.

Roxane...

Petite bulle d'eau qui se prénomme Roxane... Petite bulle des abysses qui craint d'éclater comme un espoir fou et aveugle... Tu te protége de tout. Tu te laisses effrayer de chaque ombre, chaque silhouette imprécise...
As-tu donc autant souffert, toi, si jeune, pour craindre autant la vie ? A moins que tu n'ais peur d'être fragile pour un océan trop fougueux ? Détrompes toi, la plus frêle des créatures peut aussi s'avérer être la plus forte.
Joue avec le courant, ne le fuis pas, il t'emportera peut-être où tu désires aller. Plonge, avance, couvre toi du doré des rayons de lumière qui transperce la surface. Suis le chemin qu'on te trace, ne le repousse jamais. Est-ce vraiment la vie que de la craindre un peu plus chaque jours ?
Toi, si frêle d'apparence, ouvre les yeux sur l'océan de liberté qui est le tien. Forte de passions et de sagesse, rejoins la ronde sous-marine des rêveurs a laquelle tu appartiens.

Et tu crois, et tu crois...

Aucune attache mis a part celles que tu te donnes. Et les flots, toujours plus sauvages, voudraient t'entraîner vers la surface, ne pas te laisser dans le noir des profondeurs. Mais leur force t'effraies, tu crains qu'ils ne te brisent, qu'ils ne mettent fin à tous tes espoirs, qu'ils ne te trompent... Fais leur confiance, ta fragilité les attendris, ils sont de ton monde, ils ne te seront jamais hostiles... Laisse toi aller petite bulle...
Aussi frêle que tu sois, tu n’as rien à craindre du feu. Il te hait et maudit le peu d'intérêt que tu lui portes. Que pourrait t'il bien t'offrir ? Il ne fais confiance qu'a lui-même et se veux toujours plus grand ... Vos préoccupations sont opposées... Dans le fond tu le plains, il est bien plus seul que toi...
Les vents sont si lointains, presque intouchables... Parfois tu les entends hurler au delà de ton monde, charmer ta patrie océane et tout ton corps se met à trembler. Comme ils semblent détachés de souffrance, libres de toutes angoisse...... Ne les confonds pas avec des dieux, petite bulles, ils ont beaucoup a t'apprendre, c'est vrai, mais te ressemble tellement.
La terre est vieille et sage, tu le sais... Jamais elle ne te fera le moindre mal car elle ne sait être mauvaise. De plus, la frontière de ton monde s'arrête là ou débute les siennes. Parfois tu songes à ta vie si tu étais née là-bas... mais tu es une bulle, et rares sont ceux qui comprennent l'univers qui est le tien. De ce fait, ne le renie jamais, soit en fière, c'est a la foi ta faiblesse et ta force !
Tes sœurs, les gouttes qui viennent du ciel, te racontent l'histoire merveilleuse de leur grand voyage... Un jour a ton tour peut-être rejoindras tu le ciel, ce but inconscient que tu t'es jadis fixé, ce rêve insensé qui t'enferme dans ta prison de craintes. Tu rêves, tu le souhaites si fort que tu redoutes de ne jamais pouvoir y arriver... Courage petite bulle, c'est en faisant n'importe quoi qu'on ne finit pas « n'importe
qui »...

Posté par Lady Gyr à 11:58 - L'equipage - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

18 mars 2008

Eh Ju'

Le bois des Rois… Où les lucioles ont des airs d’étoiles filante…

Eh Ju’…

Les grands rois de ma tête, ceux qui n’existent que dans le brouillard de l’imagination, qui ordonnent à l’aurore et chuchotent aux étoiles ont un peu la même saveur que toi. Ils disparaissent quand vient l’heure d’allumer l’espoir et de refaire le monde. Ils aspirent au meilleur quand leurs esprits étouffent du pire… Mais au fond, à l’endroit ou le murmure de l’âme se fait respiration, ils y croient. Ils ne disent rien, se contentant de voir sans écouter, d’apprendre sans comprendre et de rêver. Rêver d’illusions, de mirages trompeurs qui les perdraient outre raison, qui leur interdirait de réfléchir, les éloignant ainsi d’une réalité qu’ils craignent plus qu’ils ne connaissent. Les grands rois de ma tête, eh Ju’, règnent en conquérant sur l’immensité de l’éternel…

Tu es un peu comme eux, cœur de lion caché dans la poitrine du chacal. Tu vas, tu viens, roi d’un pays que tu refuses. Et je te suis, parce que de nous deux, celui qui brille le plus, c’est toi…

J’ai voulu t’approcher, trouver la lueur du secret dans l’obscurité de l’apparence. Car vois tu, Lupus, c’est souvent lorsque l’on se cache qu’on possède le plus riche trésor. Je ne m’étais pas trompée. L’or du revers resplendit des couleurs de ces crépuscules d’été ou l’orange, l’ocre et le rose croisent une myriade de bleu, de sombre et d’argenté à la limite du ciel et de la terre… Et l’impression de ce ballet qui meurt chaque fois que tu te perds dans la colère réveille en moi une envie incommensurable de durer à jamais…

Je croyais autrefois qu’aimer la vie signifiait avoir confiance en demain, mais aujourd’hui, mon roi, demain n’existe plus. Il a disparu comme chaque minute que le temps écoule depuis que j’ai croisé ta route. Je meurs chaque soir, renaît avec l’aube. La vie est un long recommencement ou repartir a zéro signifie se re-découvrir… Demain n’est plus la suite d’hier mais une nouvel aujourd’hui…. J’ai trouvé qui j’étais à l’orée de ta porte, j’ai compris que chaque jour nous changeait et que ce que l’on redoutait la veille pouvait s’affronter sans peur le lendemain… 

Tu sais, j’ai cru un instant que le destin nous forgeait, que notre identité, fixe, nous collait à l’esprit… Mais il ne te connaît pas et ne te comprendra jamais. Tu lui échappes…

Apprends moi, Eh Ju’, à ne plus jamais me perdre. Guide moi au delà du réel. Reste. Et si, par malheur, mon cœur trop bavard t’effrayait sache que si ma tête est une sournoise, lui, ne ment jamais…

Il se peut que nos promesses prennent le vent comme l’oublie gagne l’océan. Tant mieux mon loup, suivons les. Perdons nous, retrouvons nous. Je n’aurais de cesse d’être tant que tu existes. Et si, au hasard de la vie, nous venions a rendre les armes, trop faibles, je jure sur les légendes qui peuplent le monde de me battre jusqu’au tout dernier mot, jusqu’au tout dernier battement… Parce que « je » n’a d’essence sans « tu » et que « tu » es de ces rêves qui marque a tout jamais…

« Tu le vois bien Julien
Je n'ai même pas de liens,
A mettre à tes poignets,
A quoi bon, s'échapper.

Je n'ai plus de larmes
Je n'ai plus aucune arme,
Pourquoi as-tu si peur ?
Viens donc plutôt contre mon coeur. »

« Et mes rêves s’accrochent à tes phalanges
Je t’aime trop fort ça te dérange
Et mes rêves se brisent sur tes phalanges
Je t’aime trop fort
Mon ange mon ange »….

Posté par Lady Gyr à 21:45 - Le bois des rois - Commentaires [5] - Rétroliens [0]